Texte prononcé pour les funérailles de mon cher ami Joseph Wuidar
25 Avril 2018 – Église S. Marc, Uccle.  


Je m’appelle Francesca et je suis une chère amie de Joseph. Je m'excuse d’ avance pour mon français, mais c'était normalement Joseph qui éditait mes textes et que corrigeait mes fautes en français. 
Par contre, je suis sûr qu'il m'aurait compris de toute façon ! Et c’est à lui que je m’adresse avec cette lettre. 


Mon cher Joseph,

   Aujourd’hui c’est la Anniversaire de la Libération de l’Italie e de la fin du régime fasciste et du nazisme et à toi, qui aimais sur et plus que tout la liberté, je suis sure que cet date aurais été très chère.   

   Je suis heureuse de t’avoir dit que t’adorait et de t’avoir remercié tous les jours pour ta présence, je suis heureuse d’avoir écouté avec curiosité et impatience tes histoires et tes idées, de t’avoir fait beaucoup de questions,  je suis contente de pouvoir dire fier « Je connais bien Joseph Wuidar »  … mais maintenant je suis très triste parce que j’ai perdu le seule ami que j’avais ici a Bruxelles.
Toi qui parlait aux étoiles et moi Francy-étoile :  la nôtre était l’amitié idéale parmi des adultes qui préféraient vivre comme des enfants et qui croyaient qu'un papillon était plus fort que l'éléphant parce qu'il avait des ailes.

   Si j'étais une sorcière, une de ces puissantes, ce vendredi 20 avril j'aurais réveillé ton corps froid et sans vie, je t'aurais redonné la vie. Mais la magie n’existe pas et les larmes n'ont pas de fonction magique comme dans les fables. 

   Si j'étais Dieu, je ne t'aurais pas laissé mourir seul ce triste et chaud jeudi de la fin d'avril. Tu n'aimais pas la chaleur et en mai ce sera ton soixante-dix-septième anniversaire. Mais je ne suis qu'un petit morceau de Dieu et je n'ai pas son pouvoir d'amour qui fait des miracles : en fait mes mains chaudes n'ont pas pu réchauffer tes mains froides ...

   Je me suis creusée le cerveau en essayant de trouver un quoi et un pourquoi et la solution est arrivée toute seule… et tu m'as paru, comme un papillon blanc qui tournait autour de moi. Donc, je me suis dit : « Oh, Joseph est volé comme un papillon blanc et léger parce que il était fatigué de être une chenille avec un cœur fragile » . 

J’ai lu que les Japonais disent que le papillons blancs sont l'âme des gens gentils que nous aimons et qui revient à nous.  

   J’étais dans le jardin de mon copain, donc en train de occuper tout mon temps à jardiner et à penser à toi, te cherchant dans mes souvenirs plus tendres ... et tu étais là, avec moi, tu volais, léger, au-dessus de ma tête en regardais ma salade, ton bien aime persil plat et tes muguets… tu volais heureux autour de moi toute la journée et je pense fermement que tu voleras autour de moi jusqu'à ce que je transformerai aussi ma chenille en papillon. Tu renaîtras chaque jour papillon blanc, et chaque jour sera un nouveau vol.

   Tu as vécu tous les jours de ta vie comme un papillon jouissant de sa courte vie et de son temps limité et tu te réjouisses comme un papillon de voir les petites choses du monde et de la vie comme de grandes choses. Mais peut-être il était temps pour toi de faire ta métamorphose.
Cette idée m’a rassuré. 

   Je ne suis ni sorcière ni Dieu, donc la seule chose que je peux faire est quelle de me souvenir de toi pour toute ma vie en donnant à toi une nouvelle vie dans mes pensées. Une vie faite de papillons, des étoiles, de parfum de vanille, de gaufres chaudes, de tarte aux poires, des soupes et de nos discours semi-sérieux et philosophiques … 

   Me manqueront les notre vendredis, la porte de ta maison toujours ouvert pour moi et ton visage heureuse de me voir parce que je conduisais le soleil dans ta maison – comme tu me disait toujours… et je me manquerai de être un soleil pour toi.
Tu étais porteur d'amitié et de bonheur et tu as meublée ma mémoire de tendresse. 

   L’ avocat prêt pour moi toutes le vendredis, le parfume de la soupe et du céleri qui se mélangé au parfume du sucre vanillé de tes desserts-pour-tout-le-monde sortis sur la table bleue et nos appels téléphoniques auxquels je t'avais lentement habitué, nos langues qui se comprenaient toujours et sans difficulté depuis notre première rencontre :  

toutes ces choses me disaient par gestes que tu m’aimais beaucoup et que j’étais attendue chez toi et c’était la chose la plus spéciale pour moi. Tu avais un jours pour chacun et des surprise particulières de bienvenue pour chacun, sans rien demander ni vouloir en retour. 

   Joseph Wuidar, tu me manqueras. Merci encore d'avoir partagé ta vie, de ta gentillesse et ta tendresse avec moi, mais surtout de t’être occupe de moi. Je chérirai toujours ton amitié et tes enseignements de vie.

   Aujourd’hui j’ai perdu mon plus cher ami Joseph, mais j’ai gagné un papillon gardien et une étoile du berger… 


 Je t’embrasse mon ami comme toujours. Je te souhaite bon vol…  

P.S. Nos instantes contiennent l’éternité … dans sa totalité , tu avais raison. 


Ta amie qui t’adore, Francesca




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